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 Conseil de lestage...

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Date d'inscription : 13/11/2005

MessageSujet: Conseil de lestage...   Lun 19 Juin - 8:37

Qui s'intéresse au plomb, à part quelques alchimistes en quête d'une transformation bien improbable en or ? Le plongeur bien sûr, car ce métal lui est si utile qu'il en vient à valoir de l'or !
Bien que souvent négligé et remplacé au pied levé par des cailloux trouvés au fond, le plomb constitue le lestage idéal. Difficile de faire sans, dès qu'il s'agit de descendre sous la surface de l'eau.

Puisqu'il s'agit d'un accessoire indispensable, autant prendre quelques précautions quant à son choix et à son utilisation. Rien de plus pénible que d'emprunter une ceinture de lest dans un centre de plongée, et de se retrouver avec des plombs écrasés, que l'on ne peut ni bouger ni déplacer, et qui, tous coincés du même côté de la ceinture, vous font découvrir les joies du mal de dos et des techniques de locomotion latérale.

En réalité, la vérification du lestage devrait se faire au début de chaque plongée, tant les facteurs qui entrent en ligne de compte sont nombreux et variables. En début de plongée, il s'agit de s'assurer en surface que le lestage, bouée vide, permet de rester en surface confortablement, et qu'une profonde expiration suffira à descendre.
Cela donne une bonne approximation du lestage nécessaire en fin de plongée, une fois l'air de la bouteille consommé, pour effectuer son palier de sécurité sans effort.
Dans la réalité, on ne vérifie de façon formelle son lestage que lorsque quelque chose d'important a changé. Lorsque tous les facteurs paraissent identiques à ceux de la plongée précédente, on admet que le lestage reste lui aussi le même, sachant que l'on peut tout à fait compenser, par l'usage des poumons et du gilet, un lestage imprécis d'un ou deux kilos.

Les différents facteurs

1. La profondeur de la plongée
On sait que la pression augmentant avec la profondeur, une combinaison en néoprène se trouve plus écrasée au fond qu'elle ne l'est en surface. Cela modifie donc grandement la flottabilité d'un plongeur qui se retrouve plus lourd en descendant, d'où l'intérêt d'utiliser son gilet pour rester en flottabilité neutre.
Cela est moins vrai avec une combinaison étanche, les fabricants proposant des modèles en toile ou en néoprène pré comprimé.
Dans tous les cas, le lestage devra tenir compte de la profondeur d'évolution. Ainsi le plongeur évoluant à très faible profondeur en mer (moins d'une dizaine de mètres), aura tout intérêt à être un peu lourd s'il souhaite ne pas subir constamment les effets de ses variations de volume pulmonaire ou ceux des vagues et du ressac en surface.

2. Le matériel
Bien sûr la combinaison est l'un des équipements qui flottent le plus, parmi tout le matériel que le plongeur emporte avec lui. L'épaisseur de la combinaison est donc déterminant dans le choix du lestage. Un simple Shorty ou une combinaison en Lycra ne nécessiteront souvent aucun lest, alors qu'une 7mm accompagnée de gants épais, d'une cagoule et de chaussons, risque de faire les beaux jours du marchand de plombs local.
Lorsqu'il s'agit d'une combinaison étanche, le lestage s'en trouve encore accentué. Car il faut pouvoir laisser en permanence une couche d'air dans la combinaison, afin d'éviter un placage désagréable et de fournir une bonne protection contre le froid extérieur.

La bouteille est elle aussi à considérer pour déterminer le lestage d'un plongeur. Une bouteille en acier n'a généralement pas du tout la même flottabilité que sa consœur en aluminium. Chez ces dernières, il n'est pas rare de voir des modèles qui flottent en surface en fin de plongée, une fois le stock d'air épuisé.
En fonction de la taille et du nombre de bouteilles, le lestage pourra varier de façon impressionnante. Nombreux sont les plongeurs qui n'ont besoin d'aucun lestage avec un Bi 2 X 10 litres. Que dire alors des plongeurs spéléo ou Tek couverts de bouteilles….
Certains autres matériels peuvent avoir une flottabilité importante dont il faudra tenir compte. C'est le cas de certains appareils photo, recycleurs, scooters et autres matériels encombrants.

3. La densité de l'eau
L'éternelle opposition Eau douce - Eau de mer est encore d'actualité lorsque l'on parle de lestage. L'eau douce, qu'elle vienne d'une piscine, d'une carrière, d'un lac, d'une gravière ou d'un cours d'eau, "porte" beaucoup moins que l'eau de mer, dont la championne toute catégorie est la Mer Morte. Le sel augmente la densité de l'eau et par conséquent la flottabilité des objets que l'on y place. Résultat : le plongeur en mer sera toujours plus lesté que son homologue des eaux intérieures. La différence peut être d'un ou deux kilos.

4. Les facteurs individuels
Un élément important de notre flottabilité est la variation de volume de nos poumons. Une profonde inspiration, un effort excessif, et le plongeur s'envole. Inutile donc de vérifier le lestage avec une respiration calme en surface, si le plongeur ensuite respire très amplement durant la plongée. Sans compter le stress, la fatigue ou les efforts qui peuvent venir modifier le rythme et l'amplitude ventilatoire de manière particulièrement gênante.

Le choix du lestage

Différents types de systèmes de lestage sont à la disposition du plongeur qui souhaite adapter son matériel à sa morphologie et à ses conditions de pratique.

1. La ceinture de plomb
La technique la plus ancienne. Des plombs sont glissés dans une ceinture que l'on porte autour de la taille et qui se ferme par une boucle est passée par différentes phases d'évolution : boucle Marseillaise (avec ardillon), boucle rapide (pour sangle sous-cutale), et maintenant boucle américaine (en plastique ou en métal).
Son avantage en est le prix, la simplicité et l'universalité. Son inconvénient est que les plombs sont parfois bloqués, parfois trop libres, souvent inconfortables et douloureux au bassin, lorsque la ceinture est lourde.

2. La ceinture à poches
Digne héritière de la ceinture à godets, cette ceinture est constituée de différents compartiments, fermés par des Velcro, pour accueillir des sacs de grenailles ou des plombs standards. Le confort d'utilisation est accru car la ceinture s'adapte mieux à la morphologie du bassin du plongeur. De plus, le tout est instantanément modifiable afin de s'adapter à tout changement de flottabilité.

3. Le baudrier
D'abord utilisé par les scaphandriers professionnels et par les chasseurs, le baudrier se fait timidement sa place dans le monde de la plongée loisir. Il faut dire qu'il peut être plus confortable lorsqu'il s'agit d'avoir une quantité de lest importante. Les modèles proposés pour la plongée sont dotés d'un système de largage rapide.

4. Le lest intégré au gilet
Là aussi, l'idée est de ne pas avoir du lest qui blesse le bassin et use le dos lorsqu'il est porté en ceinture. Le lest est donc placé dans des poches prévus à cet effet et doté d'un système de largage rapide. Cela permet également d'avoir le lest assez haut sur le corps et positionné sur le devant, afin de contrecarrer l'effet de la lourde bouteille dans le dos. Certains modèles, conçus pour des bouteilles en aluminium, ont également des poches de lest dans le dos. En aucun cas, aucun des modèles de gilet existant n'est prévu pour placer du lest dans leurs poches normales. Ce lest n'est pas largable rapidement en cas d'urgence mais a par contre tendance à s'échapper dès que le plongeur a la tête en bas !

5. Les plombs de chevilles
Plutôt que d'avoir toujours les plombs sur la partie haute du corps, pourquoi ne pas les répartir et en avoir un peu au niveau des jambes. Comme c'est là où il y a le plus de néoprène, les jambes d'un plongeur ont souvent tendance à flotter, en particulier avec une combinaison étanche. Des petits plombs de chevilles (pas plus d'un kilo) permet d'avoir une position plus agréable et d'avoir moins de plombs à la ceinture, sans pour autant avoir à fournir un effort de palmage plus important.


Quelle que soit la méthode utilisée pour se lester, le plongeur doit être parfaitement familiarisé avec son système et doit pouvoir s'en débarrasser rapidement en cas de besoin. L'idéal est même de s'y entraîner, par très faible profondeur et sur un fond qui ne craint rien, afin que la technique de largage en cas d'urgence devienne un automatisme.
Considéré à tort comme un vulgaire tas de plombs, le lestage est en fait un élément essentiel de confort et de sécurité en plongée.
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