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 Des pilleurs d'épaves entre l'Estaque et Riou

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MessageSujet: Des pilleurs d'épaves entre l'Estaque et Riou   Lun 19 Mar - 16:18

La rade compte une centaine de sites aussi convoités que difficiles à protéger.


De l'avis des spécialistes, la récente affaire de pillage d'amphores sur une épave romaine du IIe siècle av. JC n'est que la partie émergée de l'iceberg; la toute petite partie… "La quasi-totalité des épaves de Méditerranée sont piratées plus ou moins régulièrement", déplore Luc Long, conservateur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines dont le siège est à Marseille.

N'échappent en fait à cette forme de braconnage que les épaves les plus profondes, les plus ensablées ou au contraire les plus visibles, à portée de jumelles de guetteur de sémaphore. Tous les autres sites alimentent un vaste marché illégal où se vendent et s'échangent des pièces pas nécessairement exceptionnelles mais dont la cote auprès des collectionneurs et des amateurs avertis atteint parfois des sommets.

Ainsi, selon son état et la beauté de ses concrétions, une amphore du modèle le plus courant (Dressel 1A) peut valoir entre 800 et 3000euros. Un marché parallèle dont la rade de Marseille constituerait l'un des principaux pourvoyeurs avec près d'une centaine d'épaves antiques et médiévales recensées à ce jour entre l'Estaque et l'archipel de Riou.

"Le principal gisement de Méditerranée française, à égalité avec tout le littoral de la Corse et loin devant la Camargue", précise Luc Long en insistant sur un contexte local, particulièrement favorable. "Marseille est un port de commerce qui reçoit des bateaux depuis 2600 ans et les nombreuses îles et récifs ainsi que le mistral font de ses approches un secteur particulièrement accidentogène. D'autre part, la cité phocéenne est La Mecque de la plongée sous-marine et sa côte rocheuse permet de repérer facilement les épaves".



Des épaves dont il est pourtant interdit de prélever le moindre élément sous peine de poursuites. Quant à leur découvreur, il a 48 heures pour en déclarer l'existence aux Affaires maritimes. Une réforme introduite il y a 18 ans, dont l'effet a d'ailleurs été radical: avant 1989, 250 objets étaient déclarés en moyenne, chaque année, aux autorités. Aujourd'hui, on les compte sur les doigts d'une seule main…
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