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 Mer d’Aral : la vie est de retour

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MessageSujet: Mer d’Aral : la vie est de retour   Mer 25 Juil - 12:14

En venant au bord de la mer d’Aral, il y a encore trois quatre ans de cela, le voyageur aurait contemplé une ancienne mer devenue désert, le lieu d’une des plus grandes catastrophes écologiques du XXe siècle. Mais l’eau revient, le pire fait parti de l’histoire.



Alors que la région entourant la mer d’Aral jouissait d’une certaine richesse, sorte d’oasis dans le désert animé par le port d’Aralsk vers lequel convergeaient quantité de bateaux de pêche, les eaux ont commencé à se retirer dans les années 1970.

C’est le résultat d’une irrigation exagérée et irréfléchie afin d’intensifier la culture du coton et du riz, à partir du Syr Daria et du Amou Daria, les deux grands fleuves alimentant la mer,. La mer d’Aral, dont l’apport en eau se réduisait de 60 km³ par an en 1950 à 1,3 km³ en 1986, s’est réduite en peau de chagrin, ses côtes reculant de 80 kilomètres et laissant ses bateaux naviguer sur une mer… de sable.

Mais la mer revit. A l’est, les pêcheurs ont recommencé à lancer leurs filets. Dans les villages avoisinants, les maisons se construisent, les antennes de télévision hérissent les toits, les écoles rouvrent. L’eau bat mollement la digue de sable. Elle s’étend à perte de vue sous les nuages qui parcourent le ciel bleu. Une yourte est posée sur la plage, un canot silencieux est amarré. Tout est calme.

Mais ce paysage serein est extraordinaire : ici, voici trois ans, le voyageur n’aurait vu que des broussailles sous le soleil. On doit se renouveau à Zhannat Makhambetova, une jeune femme énergique et toujours prête à rire qui porte la parole de l’association de pêcheurs Aral Tenesi (la Mer d’Aral). “Ma mère est née sur un de ces cargos, au printemps 1943, raconte-t-elle. C’était la guerre, et les hommes étaient partis au front. Les femmes les remplaçaient à la pêche, et ma grand-mère était en mer quand elle a dû accoucher.”


“Quand j’étais petite, poursuit Zhannat, née en 1968 à Aralsk, mon père m’emmenait à la plage : il buvait de la bière, je nageais. C’était des moments merveilleux. Et puis, plus je grandissais, plus il fallait aller loin pour atteindre la plage. A l’école, on a commencé à comprendre que la mer se contractait. Mais elle se retirait si naturellement qu’on ne se demandait même pas pourquoi. C’était l’époque du communisme, “Tout va dans la bonne direction, il ne faut pas se poser de question” était l’idée dominante.”

La population a commencé à émigrer. “Les pêcheurs sont allés travailler dans d’autres régions, avec ou sans leur famille, dit Shomen Andizbaev, un pêcheur de Karateren, un village posé sur une éminence qui était autrefois la rive. Quand j’ai eu 10 ans, en 1977, mon père est parti sur le lac Balkach, à l’est du pays. Mais il a refusé que sa famille quitte le lieu où ses ancêtres avaient vécu.”

Une digue est construite à partir de 1989. Mais la construction est stoppée lors de l’effondrement de l’URSS en 1991. Les travaux reprennent et s’achèvent enfin en 1996. Pas de subsides, mais des dons : tous les habitants avaient accepté de donner 1 % de leurs revenus, se souvient hannat Makhambetova.

C’est alors que le miracle se produit : la mer se remplit à nouveau et le niveau remonte lentement. Jusqu’en 1999, où une tempête détruit l’ouvrage. Le gouvernement Kazakh obtient un subside de 85 millions de dollars de la banque mondiale qui permettra de reconstruire la digue, en plus solide, En 2006, les pêcheurs retravaillent sur les bords de cette mer.

“Les différents travaux ont permis d’ajouter environ 1,3 milliard de mètres cubes aux quelque 3 milliards qu’apportait le Syr Daria”, dit Joop Stoutjesdijk, qui coordonne l’intervention de la Banque mondiale. “On prépare maintenant la deuxième phase du projet : une nouvelle digue pour le bassin d’Aralsk et des travaux augmentant encore le débit du Syr Daria. Si tout va bien, Aralsk redeviendra un port en 2011.”
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