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 Encore un sabotage sur un bateau de plongée

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MessageSujet: Encore un sabotage sur un bateau de plongée   Mar 10 Jan - 23:12

La série noire des sabotages continue dans le milieu de la plongée sous-marine touristique professionnelle. Les boudins gonflables d’un pneumatique à fond rigide ont en effet été tailladés au cutter.



Et un de plus ! Le dernier bateau à avoir été endommagé volontairement est le Kujirado, un pneumatique Lomac de 9 mètres, à fond rigide. Les boudins gonflables ont été tailladés, probablement avec une lame de cutter. Trois entailles mesurent près d’un mètre, et deux autres, plus petites, sont d’une vingtaine de centimètres environ. Toutes ont été faites juste au niveau de la liaison avec le fond rigide. Apparemment, l’auteur du sabotage s’y connaît en technologie des pneumatiques semi-rigides. Le réparateur expliquait, en effet, hier, que c’est l’endroit le plus difficile à refaire. Comme si cela ne suffisait pas, les boudins ont également été percés d’une douzaine de coups de dague.
« Cela s’est passé à Sunset Marina », explique Denis Verhoeven, directeur de la société Raid Ngatahi, qui gère le Kujirado. « On n’a pas de concurrents parce qu’on ne fait pas de plongée d’habitude avec ce bateau, qui a été aménagé tout spécialement pour l’observation des baleines et la promenade. Mais il remplace actuellement l’Amphitrion de Nautac Alizé, qui est une société spécialisée dans la plongée sous-marine auprès d’une clientèle japonaise, qui a elle-même eu son bateau saboté à deux reprises. On l’avait remplacé la première fois mais cette fois-ci, on ne pourrait pas. »

Du travail de pro

Le Kurijaro avait été remis à l’eau avant Noël, après une période d’entretien sur le terre-plein de travail de Nouville Plaisance. En attendant d’être réutilisé, il avait été amarré à Sunset Marina. C’est son skipper habituel, Stéphane Libra, qui s’est aperçu du sabotage. Passant à proximité, il avait observé, le 29 décembre, que les boudins étaient dégonflés, et l’avait signalé à Denis Verhoeven. Comme le bateau était toujours à flots, ce dernier a pensé à une simple baisse de pression dans les boudins et ne s’en est pas préoccupé tout de suite. Il a découvert la réalité mercredi dernier, en tentant de les regonfler, ces derniers refusant obstinément de monter en pression. Une plongée d’observation n’a montré aucun dégât sur la coque rigide. Il a fallu une analyse plus minutieuse pour s’apercevoir des dégâts causés juste au-dessus de la ligne de flottaison, à l’endroit où les coups de cutter se fondent dans les formes de l’encollage et où les bulles ne peuvent se produire. Du travail de spécialiste.

Des précédents

L’Amphitryon avait quant à lui été saboté dans la nuit du 25 au 26 décembre. Ce catamaran de l’Alizé diving club (SARL Nautac), un Noosacat de 8 mètres, avait eu deux durites d’alimentation volontairement sectionnées à des endroits difficiles à voir. Les deux moteurs étaient tombés en panne alors qu’il y avait treize personnes à bord, dont dix clients.
L’équipage avait tout de même pu regagner le ponton grâce à un raccordement de fortune. Un trou de plus d’un centimètre de diamètre avait, en outre, été percé sous la ligne de flottaison, créant l’envahissement d’un caisson et faisant fortement gîter le bateau sur tribord.
Ce n’est pas la première fois que l’Amphytrion fait l’objet de tels actes. Le 4 août 2005, les vis d’huile d’embase de ses deux moteurs avaient été enlevées, bloquant un moteur et endommageant gravement l’autre. L’incident s’était produit près du phare Amédée, lors d’une plongée en dérive de neuf clients. Le skipper avait cependant réussi à ramener bateau et clients sur le moteur brinquebalant.

Un lourd préjudice

Pour les propriétaires de l’Amphytrion, le préjudice total des deux sabotages s’élève à près de deux millions CFP. Le changement des deux embases avait coûté la première fois 1,28 million CFP et l’incident avait causé une perte d’exploitation de 300 000 francs CFP. La journée perdue de lundi et la demi-journée de mardi ont fait perdre 360 000 francs CFP. L’Amphitryon a pu reprendre son service mardi après-midi, après réparation du trou fait dans la coque.
Pour Denis Verhoeven, le préjudice est moins important mais il est tout de même estimé à environ
200 000 francs pour le tirage à terre et les réparations, auxquels s’ajoutent 35 000 francs par jour de perte d’exploitation, car le navire devrait être affrété en début d’année.
Là encore, une plainte a été déposée. La gendarmerie maritime enquête.
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